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Acouphène

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Crises d’acouphènes : les bons réflexes pour les atténuer

Il existe 3 techniques qui permettent de trouver l’apaisement lors d’une crise d’acouphènes. Ce sont des bons réflexes à adopter si vous souffrez de ce phénomène.

-Rééquilibrer l’oreille interne par le toucher
Par exaspération, il peut vous arriver de vous boucher les oreilles, de les tapoter, de les masser pour en finir avec ces bruits qui rendent fou. Adoptez plutôt les bons gestes.
Comment faire ?
Essayez cet exercice de médecine chinoise nommé « le tambour céleste ». Il s’agit de boucher son oreille avec la paume d’une main, en plaquant les doigts à l’arrière du crâne. On place le majeur sur l’index et, par un roulement sec et bref, on fait claquer le majeur sur la tête. On répète l’exercice neuf fois, en inspirant et expirant. Cela produit un son qui résonne dans la tête.
Pourquoi ça marche ?
Cette vibration stimule les oreilles, débouche la trompe d’Eustache au niveau de l’oreille interne et rétablit
une bonne transmission des vibrations sonores entre le tympan, les osselets et la cochlée. L’exercice est à répéter quand les acouphènes deviennent très gênants. Une méthode tout aussi efficace pour récupérer après des acouphènes que pour les prévenir.

-Déprogrammer les acouphènes par l’écoute
Quand on souffre d’acouphènes, on a tendance à fuir le bruit, à s’isoler ou, au contraire, à masquer le problème par d’autres bruits perturbateurs, comme la musique bien fort. Dans les deux cas, le problème empire.
Comment faire ?
Côté musique, optez pour le classique et de préférence pour des modes répétitifs. « Les Variations Goldberg », de Bach : un must ! Équipez-vous aussi d’un CD proposant un bruit de fond léger, s’apparentant par exemple au souffle du vent, mais comportant toutes les nuances que l’oreille peut percevoir. On parle alors de bruits blanc, rose, brown, violet, gris ou bleu utilisés dans les thérapies sonores.
Pour l’écouter la nuit sans gêner votre conjoint, offrez-vous un oreiller intégrant un haut-parleur qui se connecte sur
un lecteur MP3. Le son diffusé n’est perceptible que par celui qui pose sa tête dessus
Pourquoi ça marche ?
En écoutant quotidiennement ces bruits thérapeutiques, il se produit un phénomène d’habituation au niveau du cortex auditif qui décode l’acouphène et le bruit blanc comme un son unique. La gêne s’en trouve réduite.

-Méditer pour soulager
La plupart des personnes qui souffrent d’acouphènes sont extrêmement tendues et stressées. À l’origine, bien sûr, mais plus encore après l’apparition de ce problème auditif. Cap sur la détente grâce à un exercice de méditation.
Comment faire ?
Au calme, pendant une quinzaine de minutes par jour, asseyez-vous en tailleur (ou toute autre posture que vous trouvez confortable). Gardez les yeux mi-clos et respirez
en faisant pénétrer l’air dans l’abdomen. Concentrez-vous sur l’acouphène et imaginez que votre souffle vient l’envelopper au cours de l’inspiration. Sur l’expiration, visualisez que vous l’expulsez de votre corps.
Pourquoi ça marche ?
Par la méditation, vous soulagez les tensions qui sont en partie responsables des acouphènes. Et en modifiant votre état émotionnel, vous agissez sur le signal sonore lui-même produit par l’activité cérébrale. Peu à peu,
vous ne vous focalisez plus sur les bruits indésirables. Accordez-vous plusieurs jours, voire plusieurs semaines pour percevoir les bénéfices de cette technique.

Acouphène : un casque spécial pour oublier les bruits

Des scientifiques irlandais ont mis au point un casque qui permet de stimuler le cerveau et de réduire le son des acouphènes de 42%. Cet accessoire va permettre d’améliorer considérablement la vie des personnes qui souffrent d’acouphènes. Sifflements, bourdonnements ou souffles…le casque réussit à les dissimuler. Développé par Neuromod Devices Limited, une compagnie irlandaise, le casque audio est baptisé Mutebutton.

Le casque Mutebutton diffuse une musique relaxante et il est rattaché à un petit bâton qui doit être posé sur la langue et diffuse un léger courant électrique en synchronisation avec la musique. Grâce à cette technique, les nerfs sont stimulés et le cerveau se concentre uniquement sur les vibrations et la mélodie relaxante et baisse machinalement le son des acouphènes. 60 patients souffrant d’acouphènes depuis plus de 6 mois ont testé l’accessoire 30 minutes par jour et pendant 10 semaines. Le résultat est une baisse de 42% des symptômes d’acouphènes. Même si aujourd’hui cet appareil est uniquement disponible en Irlande, il le sera pour fin 2015 en Grande-Bretagne. Pour la France, on ne sait pas encore même si une personne sur 4 souffre de ce dysfonctionnement.

Acouphène : l’importance d’un bon diagnostic

En général, les acouphènes ne sont pas si grave si elles sont prises en charge dès le début. Dès qu’une personne présente des troubles auditives, il est important de faire des examens.

La première étape dès l’apparition des premiers symptômes est de consulter un médecin généraliste. C’est le premier avis médical qu’il faut avoir car il saura déterminer si les acouphènes sont d’origine vasculaire ou s’il y a une autre origine. Selon le diagnostic, le médecin vous envoie chez l’ORL.

La deuxième étape c’est le rendez-vous chez l’ORL. Tout d’abord, le docteur vous fait passer un questionnaire qui permet de découvrir toutes les particularités de vos symptômes. Ensuite, vous passez un examen auditif avec un otoscope pour déterminer une éventuelle otite ou bouchon de cérumen puis il fait le bilan auditif. Cela se fait par l’audiométrie ou l’impédancemétrie. L’audiométrie consiste à vous installer dans un cabinet insonorisé et vous devez mentionner tous les sons que vous êtes capable de percevoir. Ces sons varient en fréquence et en intensité et cela permet d’évaluer une éventuelle perte d’audition associée à l’acouphène. Quant à l’examen impédancemétrie, il consiste à mesurer la mobilité et la souplesse du tympan ainsi que les réflexes musculaires de l’oreille. Cet examen n’est pas douloureux.

La troisième étape c’est les examens complémentaires même si le rendez-vous chez l’ORL permet déjà le plus souvent de découvrir les dysfonctionnements responsables des acouphènes. Toutefois, d’autres examens sont envisageables par exemple les otoémissions ou les potentiels évoqués auditifs. Les otoémissions consistent à des tests rapides c'est-à-dire introduire un embout dans le conduit auditif et d’enregistrer à l’aide d’une sonde, les informations sur la vitalité des cellules sensorielles. Car si les cellules sont en bonne santé, elles génèrent naturellement des sons qui sont les otoémissions. En ce qui concerne les potentiels évoqués auditifs, la technique utilise des électrodes sur les oreilles, le front et le haut de la tête afin de vérifier d’éventuels dysfonctionnements nerveux (comme le nerf auditif par exemple).

Acouphènes : oublier le bruit c’est possible grâce à différentes techniques

Selon le Docteur Marie-José Fraysse, ORL et présidente de l’Association française des équipes pluridisciplinaires en acouphénologie ( Afrepa), faire un bilan complet chez l’ORL pour déterminer l’origine des acouphènes et déterminer le retentissement sur l’anxiété, le sommeil et la fatigue est obligatoire pour toutes les personnes qui en souffrent. Selon le diagnostic, le médecin sera plus apte à orienter le patient sur la meilleure technique pour oublier les bruits. En plus à l’exception des thérapies cognitives comportementales conduites par un psychiatre, c’est rare que ces techniques ne soient pas prises en charge par la sécurité sociale.

La thérapie sonore
La patient écoute un son neutre comme le bruit de la nature (eau, vague…) ou un ‘bruit blanc’ quasi inaudible et proche de l’intensité sonore de l’acouphène à un volume très faible mais toujours au-dessous de l’intensité de l’acouphène. La technique permet au patient d’oublier le bruit de l’acouphène si elle est utilisée quotidiennement pendant au moins 6 mois ou un an. Environ 70% des patients ressentent une amélioration après cette technique.

L’ostéopathie ou chiropraxie
C’est une technique qui consiste à manipuler et réduire les tensions. Le praticien pratique des pressions et des manipulations douces au niveau des cervicales et des mâchoires pour débloquer les tensions près de l’oreille. Trois séances en moyenne sont nécessaires pour un résultat et le coût d’une séance est entre 40 à 80 euros.

La sophrologie
Après avoir été examiné par le sophrologue, le patient fait des exercices de relaxation dynamique et de visualisation. Par exemple, il faut inspirer par le nez en gonflant le ventre et retenir sa respiration en contractant tous les muscles du corps puis souffler par la bouche avec l’intention mentale d’évacuer toutes les tensions. Ou bien imaginer un endroit où l’on se procure du bien-être et se ressourcer. Trois à six séances sont conseillées pour un bon résultat et il faut compter entre 45 et 70 euros la séance.

La thérapie comportementale et cognitive ou TCC
L’objectif de cette thérapie est d’expliquer au patient le mécanisme de l’acouphène puis d’identifier les idées et les traumatismes qui l’entretiennent. Il faut compter entre 5 à 12 séances de thérapie pour 50 à 100 euros la séance individuelle et 30 à 50 euros la séance en groupe. Les exercices proposés visent à changer les croyances concernant l’acouphène c'est-à-dire réussir à ne plus entendre les bruits en visualisant des endroits reposants ou en apprenant des techniques de relaxation.

Audition : Tinteo appelle toutes les personnes qui souffrent d’acouphène pour participer à leurs études

Tinteo, le concepteur de produits pour le confort et le bien-être auditif décide de se lancer dans l’étude des acouphènes pour mieux comprendre l’origine, les aspects et les symptômes. En effet, en France, une personne sur quatre souffre d’acouphène, une statistique énorme pour un mal encore mal compris.

L’étude s’adresse à toutes personnes qui souffrent d’acouphènes car elle vise avant tout à récolter toutes les informations nécessaires pour enrichir la base de données et avoir les informations nécessaires. Cette base de données sera gérée par une clause de confidentialité pour une bonne pratique des protections de données. Selon le responsable de Tinteo, le projet a pour objectif d’aller plus loin et tester à plus grande échelle les corrélations entre perte auditive et acouphène. En connaissant mieux les liens entre l’intensité et coloration en fréquence de l’acouphène et les problèmes annexes, il sera plus facile de dégager des voies de recherche pour un traitement.

Pour participer à cette étude, il faut d’abord souffrir d’acouphène de façon permanente. C'est-à-dire des bruits désagréables depuis plus d’un mois. Cette étude dure 15 minutes et se fait de chez soi. Il suffit de télécharger le logiciel de l’étude pour faire partie de l’étude. Il faudra répondre à plusieurs questions qui concernent la gêne causée par l’acouphène, les antécédents, l’audition du participant et la mesure de son acouphène.

Acouphène : enfin l’origine définie

16 millions de français sont touchés par les acouphènes de façon permanente et un quart des français en ont déjà souffert à un moment de leur vie. Ce trouble auditif qui se caractérise par des bruits ou des sifflements entendus de manière continue ou intermittente dans les oreilles, sans qu’il n’y ait nuisances sonores autour dans l’environnement, empoisonne le quotidien de plusieurs personnes au point, chez certain d’entrainer une grave dépression.

Les acouphènes peuvent être favorisés par l’écoute prolongée de musique, l’usure de l’oreille avec l’âge ou le choc émotionnel mais jusqu’à aujourd’hui, il n’y a pas un seul traitement capable de soigner définitivement ce dysfonctionnement. En effet, il n’y a pas de traitement défini car l’origine et le développement des acouphènes n’ont pas été bien compris jusqu’ici. La seule solution reste la prévention sur les facteurs de risque et les médecines alternatives.

Dernièrement, des chercheurs de l’Université de Georgetown aux Etats-Unis et de l’Université Technique de Munich en Allemagne ont apporté des réponses prometteuses à l’origine des acouphènes. Les scientifiques ont en effet identifié plusieurs régions du cerveau qui jouent un rôle dans la perception des sons et des sensations. Ces perceptions dépendraient de plusieurs neurotransmetteurs dont la dopamine et la sérotonine. Une personne souffre des acouphènes car cette transmission est perturbée. Les chercheurs ont constaté que ce sont les neurotransmetteurs qui sont en cause car ils sont endommagés et cela affecte la perception des signaux sensoriels.

Cette découverte promet donc le développement d’un nouveau traitement pour agir directement sur les neurotransmetteurs. Mais en attendant que le traitement soit disponible pour tout le monde, il est conseillé de consulter un spécialiste dans les 48 h si vous êtes victime d’un traumatisme auditif. Une prise en charge rapide permet de contrôler les dégâts.

Acouphène : l’insomnie aggrave les symptômes

Selon une étude américaine, les personnes insomniaques seraient plus sujettes aux acouphènes et que ces dernières s’intensifient selon le degré d’insomnie. Pour le comprendre, 117 patients ont été observés. Ces patients sont tous traités pour insomnie ou pour des acouphènes. Le degré d’insomnie et le niveau des acouphènes ont été mesurés à l’hôpital Henry Ford de Détroit. Le résultat de l’étude montre que les patients insomniaques est plus exposés aux acouphènes et que les symptômes s’aggravent avec le manque de sommeil. Même si les causes physiologiques exactes des acouphènes ne sont pas encore très précises, actuellement, il est scientifiquement prouvé que les acouphènes sont causées par l’accumulation de cérumen, les sinusites, l’hypertension, l’exposition aux fréquences sonores élevées et l’insomnie.

Pour le Dr Yaremchuk, initiateur de l’étude, le traitement des patients qui souffrent d’acouphènes reste difficile car un patient qui présente des acouphènes chroniques peut être atteint de dépression, sujet à l’anxiété ou à une détresse émotionnelle auto-déclarée. Pour ces patients, retrouver le sommeil est une priorité. Par ailleurs, le score de sévérité de réaction aux acouphènes obtenu grâce à la technologie TRQ, et notamment les résultats émotionnels, serait annonciateur de l’ampleur des troubles du sommeil et permettrait d’identifier les patients qui présentent de problème d’acouphènes et qui sont insomniaques. Traiter l’insomnie revient alors à traiter les acouphènes car la sévérité des symptômes des acouphènes est réduite au fur et à mesure que le patient retrouve le bon rythme de sommeil. Les chercheurs se penchent alors sur cette voie pour trouver un traitement adapté pour régler de façon permanente les problèmes d’acouphènes

Audition : reconnaître les causes des acouphènes et de la surdité irréversible

Avec les abus de concert, de soirées en boîte et les écouteurs qui ne quittent jamais les oreilles, les jeunes de nos jours souffrent de troubles de l’audition et les spécialistes comme le docteur Ledoux, ORL (oto-rhino-laryngologue) du centre hospitalier privé de Saint-Brieuc rencontre de plus en plus de jeunes présentant une courbe d’audition similaire à celle d’un sexagénaire.

Comment reconnaître un trouble auditif ?

Après un concert de rock ou une nuit passée en boîte, il arrive que l’on souffre d’une sensation de coton dans les oreilles et d’un sifflement persistant. Après une nuit de sommeil, si les désagréments sont toujours présents, il vaut mieux contacter un spécialiste pour prendre rendez-vous dans les plus brefs délais. Dans la plupart des cas, les personnes espèrent que le problème finira par se régler tout seul et s’accordent un délai d’attente de 3 à 10 jours avant de consulter. Dans ces cas, le traitement arrive trop tard parce que l’intervention d’urgence agit seulement dans les 48 à 72 heures après l’exposition.

Les effets du traumatisme sonore

Exposées aux coups de feu, aux explosions, aux musiques et aux divers autres sons qui atteignent les 4 000 à 6 000 hertz de fréquences, de nombreuses cellules de l’oreille interne se détériorent à jamais. Ces traumatismes provoquent une gêne dans les endroits bruyants où il devient difficile de comprendre son interlocuteur. Il existe même des cas où les personnes souffrent d’un acouphène, une sorte de sifflement permanent. Plus grave encore, cette exposition à des bruits très aigus peut provoquer une surdité à vie.

Quelques astuces pour calmer les acouphènes

En tant que spécialiste de la prise en charge des acouphènes, le musicothérapeute Philippe Barraqué conseille aux victimes de traiter au plus vite ces problèmes. Selon les cas, le phénomène peut être lié à une hypertension, des troubles vasculaires ou une lésion de l’appareil auditif. Mais en attendant la visite chez le médecin spécialiste, voici quelques techniques efficaces pour apaiser l’acouphène.

Le toucher

Pour calmer ces bruits énervants, vous êtes souvent tentés de boucher, taper et masser les oreilles. Plus efficace, « le tambour céleste » est un exercice issu de la médecine chinoise qui consiste à boucher l’oreille avec la paume de la main tout en laissant les doigts à l’arrière du crâne. Avec un roulement sec et bref, faire claquer le majeur placé sur l’index. Les neufs claquements seront accompagnés d’inspiration et expiration. Avec cette méthode, la vibration stimule les oreilles, ouvre la trompe d’Eustache de l’oreille interne et améliore la transmission des vibrations sonores entre la cochlée, les osselets et le tympan.

La thérapie sonore

Au lieu de s’isoler ou écouter une musique trop forte, masquez les acouphènes avec de la musique classique avec des modes répétitifs comme « Les Variations Goldberg » de Bach. Les bruits de fond léger (vent qui souffle, bruit blanc, etc.) vous feront également du bien parce qu’ils créent un phénomène d’habituation dans le cortex auditif capable de faire la différence entre l’acouphène et le bruit blanc.

La méditation

Pour calmer la tension et le stress provoqués par les acouphènes, faites des exercices de méditation : s’asseoir en tailleur quinze minutes par jour, les yeux mi-clos, respiration abdominal et concentration sur l’acouphène. L’inspiration servira à envelopper l’acouphène et l’expiration le sortira de votre corps.

Onde électromagnétique : les risques liés aux nouveaux modèles de compteurs

Pour limiter les risques liées à l’exposition aux ondes électromagnétiques, les consommateurs ont su s’éloigner des lignes à très haute tension et adopter les mesures indispensables pour se préserver de la pollution émanant des antennes relais, des téléphones portables, des bornes WiFi et des dernières générations d’appareils de téléphone mobiles : iPhones, smartphones, tablettes numériques, etc. Mais qu’en est-il des nouveaux modèles de compteurs d’eau et d’électricité ?

Les téléphones portables

Un groupe de travail rassemblant 31 scientifiques du monde entier a réussi à prouver la hausse des risques de tumeurs cérébrales chez les personnes qui utilisent ou ont employé un téléphone mobile 30 minutes par jour durant 10 ans. En tant que directeur de l’étude, le docteur Jonathan Samet a confirmé en mai 2011 que « les preuves scientifiques qui continuent à s’accumuler sont suffisamment solides pour confirmer que l’exposition aux champs électromagnétiques des radiofréquences sont potentiellement cancérigènes pour l’homme ». En réaction, la Cour suprême de cassation italienne a reconnu que l’utilisation excessive de téléphone portable est cancérigène tandis que les élus de la nation Française travaillent sur une proposition de loi sur le sujet.

Les compteurs

Depuis 2009, ERDF a lancé « Linky », des compteurs intelligents capables d’intervenir à distance et calculer les factures sur la base de la consommation réelle. C’est également le cas des modèles de compteur de Véolia Eau lancés en 2011 qui promettent une meilleure maitrise de la consommation. Mais le problème vient de la présence d’ondes électromagnétiques dans ces appareils performants équipés d’antennes magnétiques qui rendent possible les relevés à distance. Des appareils qui peuvent être désinstallés si vous disposez d’un certificat médical qui affirme votre problème d’électro-sensibilité.

Une nouvelle molécule pour lutter contre les troubles auditifs

Des scientifiques de l’Institut des neurosciences de Montpellier ont élaboré des molécules capables de ralentir la perte d’audition caractéristique du grand âge. Injectées dans l’oreille, une partie des particules bloque la mort des cellules sensorielles dans la cochlée qui survient avec le vieillissement tandis qu’une autre agit en régulant l’activité du nerf auditif et sert de calmant contre les acouphènes, un genre d’épilepsie du nerf auditif.

Un autre partenariat

Une collaboration avec Sanofi permettra à ce laboratoire de l’Inserm de créer un microappareil à implanter dans l’oreiller interne pour appliquer les traitements directement sur la lésion. Pour les victimes d’acouphène, le dispositif dispose d’une télécommande extérieure. En tant que directeur du projet réalisé par une équipe de 25 spécialistes, Jean-Luc Puel avance une autre solution qui consiste à installer un bouton sous la peau derrière l’oreille. Elaboré sous forme de micropompe, un tout premier prototype est actuellement en phase d’examen et des premiers essais sur l’homme seraient envisageables dans trois ans. Puisque ce procédé promet un arrêt de la mort cellulaire, il s’agit d’une recherche encourageante pour les personnes âgées de plus de 65 ans.

Un premier traitement contre l’acouphène

Jusqu’à maintenant, il n’existe aucun traitement pour l’acouphène. Avec la découverte d’une molécule qui contrôle l’activité du nerf auditif, les victimes de la maladie peuvent espérer une nouvelle vie. A noter que les données de l’Organisation mondiale de la santé rapportent 278 millions de cas de perte auditive modérée ou profonde dans le monde. En France, une enquête Ipsos de 2003 révèle 5 millions de cas de problèmes d’audition avec des troubles survenus à moins de 55 ans pour 2 millions de patients. Des constats qui ne vont pas s’améliorer avec le succès des baladeurs auprès des jeunes et la hausse de l’espérance de vie.

Insolite : une allergie à la technologie

Les technologies de pointe sont des atouts essentiels dans l’amélioration de la qualité de notre vie quotidienne. Ce qui n’est pas le cas pour Velma Lyrae, une londonienne de 51 ans qui ne supporte pas les produits high-tech à cause de son syndrome de l’hypersensibilité magnétique qui l’oblige à passer 18 heures par jour dans une cage protectrice spéciale. Une fois en dehors, elle subit d’innombrables effets troublants comme les maux de tête, l’acouphène, la perte de mémoire, les palpitations cardiaques, les douleurs articulaires et les vertiges.

Une maladie qui remonte de loin

Dans son adolescence, Velma fut victime d’un choc électrique alors qu’elle tentait d’éteindre le système de chauffage de sa chambre. C’est à partir de là que divers symptômes ont fait surfaces mais l’alerte à l’allergie a été donnée lors de la parution des Smartphones et du 3G. Dans sa vie quotidienne, elle est obligée de fuir le champ électromagnétique des téléphones portables, du Wifi ou du simple sèche-cheveux. Un réel parcours du combattant dans une société vivant au rythme de la technologie moderne. C’est pour cela qu’elle préfère se réfugier dans sa cage anti nuisances électriques et retrouver les joies de la lecture, de la peinture ou de l’écriture.

Le point de vue des spécialistes de la santé

Contrairement à la Suède et l’Espagne, les autorités sanitaires de Grande-Bretagne ne reconnaissent pas encore cette maladie et Velma ne bénéficie d’aucune aide des mutuelles de santé. Pour le docteur Erica Mallery-Blythe, ce syndrome pourrait toucher un plus grand nombre de personnes car nous sommes actuellement exposés à un énorme champ électromagnétique. De son côté, George Carlo, médecin à Washington, confirme que les cages, les colliers ou les voiles de protection contre les émissions magnétiques ne conviennent pas sur le long terme et il faudra construire des habitats protégés pour les personnes victimes d’allergie à la technologie.

Santé : des acariens attaquent le conduit auditif

Victime d’irritations dans l’oreille droite, un Taïwanais de 70 ans s’est finalement décidé à se faire soigner après deux mois de calvaire. Même si il ne présentait pas de trouble auditif, d’acouphène ou de signe d’infection, le vieillard sentait une gêne persistante qui l’a finalement conduit dans les locaux de l'hôpital général de la ville de Taichung. Après un examen à l’otoscope, les médecins ont découvert des acariens mâles, femelles et leurs ½ufs sur les parois du conduit auditif externe du patient. Leur découverte a été rapportée dans une petite communication parue dans le New England Journal of Medicine du 4 octobre 2012.

Scientifiquement parlant, il s’agit d’acariens du type Dermatophagoides pteronyssinus normalement présents dans les logements des pays à climat tempéré. Ils se nourrissent de détritus organiques (fragments de peau morte) et sont à l’origine des crises d’allergies et d’asthme.

Infection dans l’oreille : un cas rarissime

Le problème du senior Taïwanais est un cas rare appelé otoacariasis. Selon les termes des deux spécialistes qui ont publié la communication, « Cette infestation est assez commune chez le bétail et certains animaux domestiques, mais l'est beaucoup moins chez l'homme ». Pour le Docteur Ian Storper, spécialiste en otologie au Lenox Hill Hospital de New York, « Il est bien plus courant de retrouver des cafards dans l'oreille que des acariens » puisque les plus gros insectes ne peuvent pas marcher à reculons et sont vite piégés dans les parois de l’oreille.

Pour le cas de ce patient, un traitement avec gouttes a suffi à éliminer les acariens et soulager son irritation.

L’anxiété, facteur aggravant les acouphènes

Il existe plusieurs causes à l’apparition d’acouphènes. Parmi elles, le stress et l’anxiété, deux facteurs qui peuvent aggraver votre inconfort si vous souffrez de ce mal “bruyant”. C’est en fait un cercle vicieux, plus vous avez du mal à soulager vos oreilles, plus vous devenez anxieux de ne pas y arriver, plus cela aggrave les acouphènes qui demeurent persistants.

Et puisque cela engendre du stress supplémentaire, cela peut causer un rythme cardiaque plus élevé et donc une pression artérielle plus intense que la normale.

L’hypertension favorise l’augmentation des “battements” dans les oreilles, autre forme d’apparition des acouphènes.
De plus, les personnes anémiques ou ayant des troubles de la thyroïde courent plus de risques de développer des acouphènes de type pulsatiles, car la flux sanguin près des oreilles se fera plus intense, donc plus de battements perçus par ces dernières.

C’est pourquoi il est important de prendre soin de votre état de santé général en diminuant votre taux de stress pour soulager vos acouphènes. La pratique régulière d’un sport réduira non seulement votre anxiété, mais vous fera “oublier” les acouphènes persistants le temps de l’activité.